Bien-être

Sourire pour vivre mieux

Sophrologue et coach professionnel, Alain Lancelot* nous explique comment garder confiance en soi et nous parle de l’importance du sourire.

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Le sourire apporte du bien-être à une personne. Il permet de se mettre dans « un cercle vertueux qui nous emmène vers le bonheur ». Sur le plan chimique, le sourire libère des endorphines. « Ces hormones très connues des sportifs, que l’on appelle aussi hormones du bonheur, sont deux glandes cérébrales nommées hypophyse et hypothalamus. » Au même titre qu’une activité sportive, « le sourire libère, chimiquement parlant, ces hormones. Ces dernières ont un effet relaxant sur le corps car elles procurent un sentiment de satisfaction immédiat. Quand vous souriez, comme il y a un lien entre le corps et l’esprit important, les muscles qui travaillent transmettent automatiquement un message au cerveau qui va développer de l’endorphine… C’est un automatisme. C’est mécanique et neurologique ! » Le sourire serait donc en quelque sorte « une solution simple, gratuite face au stress et à la pression ».

L’exercice qui donne le sourire

Alain Lancelot préconise donc de commencer la journée avec un sourire pour que celle-ci nous semble plus agréable. Il faut penser à soi dès le matin, en pratiquant une activité sportive, en prenant le temps de faire de la méditation ou, tout simplement, avec un bon petit déjeuner. Evacuer les aspects négatifs et penser à sourire. Pas si simple ? Détrompez-vous !

Pour « prendre la vie du côté sourire », le coach présente un petit rituel à effectuer chaque matin, exercice tiré de la sophrologie qu’il a adapté avec son expérience : « Debout, vous fermez les yeux et respirez trois fois par le ventre. Vos bras doivent être lâchés (les jambes sont raides et le haut du corps est détendu). L’idée est de faire des petits sauts sur place pour détendre le corps. Vous allez voir, vous allez vous mettre à rire – parce que vous trouvez cela ridicule – et vous allez de plus en plus rire. Une fois que vous allez vous arrêter de rire vous allez vous sentir détendu. Vous allez en même temps libérer les tensions du corps et débloquer de l’endorphine par le rire. Or si vous développez de l’endorphine, vous serez plus joyeux. N’oubliez pas que le rire entraîne le rire. »

Le vrai pouvoir du sourire

Si un sourire peut aider dans la vie de tous les jours, c’est principalement parce qu’il « facilite le contact avec les autres ». Pour comprendre cette théorie, il suffit de se pencher vers la science. « Vers les années 90, on a découvert parmi les neurones que possède le cerveau des neurones miroirs. Ce sont les neurones qu’utilisent les enfants pour apprendre des choses, en reproduisant ce que son modèle fait. Pour résumer, on va dire que ce sont les neurones qui donnent envie de faire ce que l’on voit. Vous voyez quelqu’un qui mange, cela va vous donner envie de manger alors que vous n’aviez pas faim deux minutes avant. Pareil pour une personne qui baille : le groupe autour va se mettre à bailler. Si vous voyez quelqu’un sourire en face de vous, vous allez forcément sourire. On utilise cette capacité miroir du cerveau pour la gestion des conflits, par exemple. Si jamais vous souriez, vous allez désamorcer plus facilement une situation délicate. »

Alain Lancelot précise qu’il parle évidemment du sourire bienveillant, « celui que l’on fait parce qu’on a envie de sourire ».

Mais ce n’est pas tout, et notre coach revient sur un autre exercice « idéal pour les personnes ayant du mal à sourire ». La solution : il suffit d’inspirer par le ventre puis d’expulser l’air et d’essayer de sourire au même moment. Le sourire apparaîtra sans effort sur le visage.

 » Un sourire sincère touche en nous quelque chose d’essentiel : notre sensibilité innée à la bonté. »

Le Dalaï Lama

En revenant sur l’idée du corps et de l’esprit, Alain Lancelot explique « que l’être humain a tout en lui pour vivre mieux et que le sourire est une force ».

Soyez égoïste, votre sourire vous le rendra

Parmi les atouts d’un sourire sincère, on retiendra sa capacité à inspirer confiance. « On a rarement envie de faire confiance à une personne fermée. » Les grands orateurs le savent, il « permet de mettre en confiance les gens, mais aussi soi-même ». Au sujet de la confiance, Alain Lancelot nous interpelle sur la distinction entre confiance en soi et estime de soi. Bien que la première dépende de la seconde, elles sont très différentes. « L’estime de soi est quelque chose d’instinctif qui se crée dès l’enfance, alors que la confiance en soi est quelque chose qui se travaille. L’estime de soi, c’est comment je me vois ; la confiance en soi, c’est comment me voient les autres, comment je suis avec les autres. Il faut d’abord travailler sur l’estime de soi avant de travailler sur la confiance. Il faut apprendre à s’aimer avant de travailler la confiance. ». Et pour atteindre cette bienveillance, il est primordial de « travailler sur ses qualités » et de faire preuve d’égoïsme. Mais attention, on parle ici d’égoïsme, et non d’égocentrisme. « L’égocentrisme c’est tout ramener à soi. Un égocentrique ne sourit jamais. Alors que l’égoïsme, c’est faire en sorte que tout commence par soi. Si vous ne pouvez pas être bienveillant envers vous-même, vous ne pourrez pas l’être envers quelqu’un d’autre. » En ce sens, la bienveillance c’est avant tout « se remplir soi-même de ce que l’on a envie de donner avant de le donner aux autres… Et le sourire que l’on se fait le matin permet d’amener cette bienveillance », précise Alain Lancelot.

Travaillez la visualisation positive

Pour développer le sourire, il faut travailler la visualisation positive. « On ne va pas se baser sur la volonté. Il faut déjà sourire dans la tête avant de sourire avec le corps. Il faut penser à quelque chose qui fait plaisir. L’idée, c’est de sourire et se rappeler de la dernière fois où l’on vous a dit un mot de reconnaissance. Ce sont des visualisations flash ».

« Ne pas voir un échec comme une fin, comme une humiliation, mais voir cela comme un apprentissage »

Winston Churchill

Afin de rester positif, Alain Lancelot estime que la bonne méthode est de s’adapter à tout ce qui nous arrive, et notamment les échecs. À chaque échec, on se demande « qu’est-ce qui s’est passé ? », et en analysant les raisons de l’échec, on effectue alors cette démarche d’apprentissage (à noter : « apprenti » et « sage »). « Quand on a des problèmes, il faut essayer de les dépasser avec le sourire. Il ne faut pas se dire que tout va bien, évidemment, ne pas faire du positivisme à tout va. L’idée est d’aller chercher à l’intérieur de soi les solutions pour résoudre un problème et, du coup, on se rend compte qu’on a tout en nous pour le dépasser. S’adapter à ce qui nous arrive en acceptant le moment présent et en se rendant compte qu’on a quelque chose à l’intérieur de positif pour avancer. Il faut franchir les marches étape par étape. J’appelle cela l’apprentissage de la patience. »

© sebastienNGOC@ngocphoto

 

* Coach et sophrologue certifié (RNCP), Alain Lancelot est spécialisé dans la gestion du stress et le renforcement du mental. Il est consultant/formateur, et conférencier. Présent dans les médias depuis plus de 20 ans, il intervient également en tant que chroniqueur et conseiller bien-être, à la radio, à la télévision (The Voice) et sur le net avec sa chronique « La minute bien-être d’Alain ». Il est l’auteur de plusieurs livres aux éditions Larousse, First et Trédaniel.

 

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